Roc-A-Fella Records souhaite interdire un NFT du premier album de Jay Z

Le monde des NFT n’est qu’à son balbutiement et les recours juridiques vont déjà bon train ! Pour rappel, les NFTs correspondent à des jetons non fongibles intégrés dans la blockchain. Cette technologie permet d’authentifier un objet virtuel ou physique en lui attribuant un identifiant unique. Un internaute achète un NFT par l’intermédiaire de crypto monnaie ou fiat (euros / dollars) pour les retrouver dans son portefeuille virtuel.

Damon Dash, co fondateur avec Jay-Z de Roc-A-Fella Records a ainsi mis en vente sur la plateforme SuperFram un NFT du premier album du rappeur américain soit “Reasonable Doubt” de 1996.

Mais voilà le problème. Roc-A-Fella souhaite lancer des poursuites judiciaires à l’encontre de Damon Dash car ce dernier n’aurait selon le label de hip hop “aucun droit de vendre un actif de l’entreprise”. Ayant une part minoritaire dans l’entreprise, cela ne doit lui donner aucun droit de revendre d’anciens albums de l’artiste, que ce soit sous une version physique ou virtuelle.

Le NFT vise à pouvoir profiter des parts de Dash

Cependant, Damon Dash ne considère pas rentrer dans ce cadre énoncé par le label puisque la vente du NFT ne concerne pas la vente du premier album de Jay-Z mais les droits que perçoit le co fondateur sur cet album. En d’autres termes, Damon Dash perçoit des droits d’exploitation sur les revenus générés par cet album. Ce NFT permet ainsi à son acheteur de profiter de ces droits à la place de Dash. Et oui voyez-vous, le NFT est un jeton numérique sécurisé par la blockchain. Par ses caractéristiques techniques, il est possible d’associer la détention d’un NFT à un déclenchement de plusieurs règles et évènements. “Si je perçois ce token ou ce jeton, je peux prétendre à plusieurs bénéfices qui sont définis par l’émetteur de ce token”. Une situation similaire au NFT émis par l’artiste français Jacques.

Par conséquent, même si l’album fait bien partie du lot du NFT, Damon Dash cherche à offrir sa participation dans Roc-A-Fella Records. SuperFarm, la plateforme de NFTs qui proposait la vente du NFT de Dash précisait d’ailleurs que le NFT accorde les revenus que Dash aurait lui-même tiré des futures ventes de “Reasonable Doubt”. Lesquelles des parties a raison ? L’essor des NFTs n’a pas fini de nous plonger dans ce genre de troubles juridiques !

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