Musée de l'homme : Life Design Sonore veille à l'harmonisation des sons - Le Son Dopamine

Musée de l’homme : Life Design Sonore veille à l’harmonisation des sons

A l’occasion de sa réouverture au mois dernier, le musée de l’Homme situé à Paris proche du Trocadéro a mandaté l’agence de création sonore Life Design Sonore pour la réalisation de créations sonores de l’exposition permanente. Mais pourquoi le son a t-il son importance dans un musée ? En quoi l’expérience sonore améliore considérablement la qualité du musée ? Plusieurs questions que j’ai pu avoir la chance de poser à l’équipe en charge du projet.

L’une de mes premières interrogations a été de comprendre la signification de « charte sonore » qui semble jouer un rôle majeur dans la réalisation d’une quarantaine de vos compositions pour ce musée. Comment définit-on une charte sonore ? 

[Life Design Sonore] « En effet, l’ensemble de nos compositions a été guidé par notre charte sonore, un fil rouge qui assure une cohérence et une pertinence des sons de l’exposition. »

Devez vous prendre en compte des éléments du musée pour vous aider à définir cette charte ?

« Chaque son de la charte a un double but : délivrer une information mais également de véhiculer l’esprit et la scénographie du Musée. »

[Life Design Sonore] « Nous avons composé cette charte à deux niveaux :

Tout d’abord, nous avons produit une série de sons qui ont une utilité : valider une action sur un multimédia par exemple, faire une virgule entre deux interviews, signaler l’introduction ou la fin d’un audiovisuel…

Ces sons sont présentés et déclinés dans la charte sonore. Pour réaliser cette charte, nous prenons en compte tous les éléments du Musée : la collection présentée, l’esprit du Musée, son architecture, la scénographie, l’ambiance souhaitée, l’image et les valeurs véhiculées par le Musée…

Les sons de la charte sonore doivent présenter une ergonomie d’usage ; ils doivent être perçus même dans le brouhaha. Chaque son de la charte a un double but : délivrer une information mais également de véhiculer l’esprit et la scénographie du Musée.

Nous sommes allés plus loin que la création des sons. En collaboration avec les décideurs du Musée de l’Homme, nous avons également effectué des choix et des recommandations sur les timbres de voix à utiliser pour nos futurs travaux de production. Nous intervenons également dans les autres corps de métier en apportant nos préconisations quant au mode de diffusion, les « bons » et « mauvais » emploi des éléments sonores (par exemple, ne pas les superposer, ne pas les juxtaposer pour que chaque son garde sa fonctionnalité bien identifiée, ou encore ne pas multiplier les effets sonores sur un même multimédia pour ne pas agacer le visiteur).

« Il s’agit donc plus de conseil, de prescriptions et de conseils d’utilisation pour aider et guider les futures  conceptions ». 

Pour résumer, la charte sonore définit des critères de fabrication des contenus sonores et des manières de les utiliser et de les diffuser.

En quoi l’expérience sonore est importante dans un musée ?

[Life Design Sonore] La dimension sonore vient sublimer et renforcer la scénographie ; elle contribue à « sensorialiser » le Musée, qui a également mis en place de nombreux dispositifs qu’il faut manipuler, sentir, et écouter. La combinaison de tous ces éléments contribue à la bonne compréhension du message, des documents, des informations… La multiplication de ces techniques requière maîtrise et qualité de la production pour que le tout fonctionne en harmonie et contribue à délivrer le message porté par le Musée.

Et donc pourquoi le Musée de l’Homme plus particulièrement ? 

[Life Design Sonore] Le Musée de l’Homme se veut résolument moderne, surprenant, y compris dans sa communication. Ce musée est tourné vers une réflexion profonde sur l’Homme c’est pourquoi il contient beaucoup de dispositifs multimédia, vidéos, sons, olfactifs, maquettes etc… En effet, le Musée de l’Homme a fait le choix d’intégrer à sa scénographie un grand nombre de contenus sonores. Il est donc nécessaire de procéder à un travail d’harmonisation tout en anticipant pour ne pas gêner le visiteur entre les interventions sonores.

« Etre perçu même dans le brouahah ». J’aime beaucoup cette phrase. Cette amplification de l’expérience par le son n’est pas simple artifice, un petit bonus à la découverte des œuvres du musée. Elle s’inscrit dans la stratégie et les réflexions des éléments du musée. Une oeuvre est contemplée, examinée. Et si tenter de la comprendre demandait également au visiteur de l’écouter, tout simplement.

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